Insécurité : une solution pour dissuader les attaques à main armée
- Mar 3, 2017
- 2 min read

En dépit des moyens mis à la disposition des forces de sécurité et du nombre croissant de BAC (brigade anti-criminalité), le grand banditisme se fait entendre comme si de rien n’était.
Conakry n’est pas New York ou Paris, c’est presqu’un mouchoir de poche par rapport mais le grand banditisme est plus actif dans le landernau. Les autorités de la sécurité sont constamment dans leurs petits souliers et tendent l’oreille d’inquiétude, dès qu’une attaque est signalée comme les membres du gouvernement quand un décret passe à la RTG. On imagine bien l’émoi dans leur rang.
Parlant de l’insécurité, on sait pourquoi malgré les patrouilles, les malfrats arrivent à déjouer tous les pièges des matous : les mauvaises graines existent parmi les hommes en tenue, certains se font quelques fois pincer. S’ils sont dans des patrouilles, les malfrats seront au courant des itinéraires et des zones à passer au peigne fin. Ceci peut expliquer pourquoi les patrouilles ne sont jamais au bon endroit au bon moment. Mais cette explication est insuffisante. Le vrai problème est que les patrouilles sont armées de fusil à vide, sans munitions et ça, les malfrats le savent et n’ont pas peur de tire sur les patrouilles. Le commissaire Pascal Bangoura est un exemple. Même au temps du CNDD, les services spéciaux du « bâtiment B-13 » recevaient des fusils vides et grimpaient dans les pick-up pour faire peur aux populations.
Actuellement, les malfrats endurcis savent ce dont les patrouilles sont capables. Et quand il y a attaque, ces pauvres trainent les pieds ou arguent de manque de ceci et de cela. On remarque la similitude chez les sapeurs pompiers. Eux, ont des réticences à accourir contre les incendies parce que les embouteillages les empêchent d’arriver à temps et quand ils sont devant les faits accomplis, les populations, amères, les prennent à partie….
Si la décision de munir les hommes des patrouilles de balles est prise et que les programmes des patrouilles tombent à l’incognito dans le temps et dans l’espace, les malfrats ne sachant sur quel pied danser, il est probable que la cité connaîtra une longue période de quiétude.
La seule question qui reste à résoudre est cette question juridique : en cas d’échanges de tirs entre les patrouilles et les malfrats que dira la loi si un malfrat touche un agent et l’inverse ?
Les défenseurs des droits de l’homme et l’INDH doivent vite trouver une solution. Les affronts sont de plus en plus audacieux.

























Comments